samedi 9 août 2008

Le Refus Global, 60 ans aujourd’hui

Des oeuvres révolutionnaires, quand par hasard elles tombent sous la main, paraissent les fruits amers d’un petit groupe d’excentriques. L’activité académique a un autre prestige à notre manque de jugement. Ces voyages sont aussi dans le nombre l’exceptionnelle occasion de réveil.
L’inviable s’infiltre partout. Les lectures défendues se répandent. Elles apportent un peu de baume et d’espoir. Des consciences s’éclairent au contact vivifiant des poètes maudits : ces hommes qui, sans être des montres, osent exprimer haut et net ce que les plus malheureux d’entre nous étouffent tout bas dans la honte de soi et de la terreur d’être engloutis vivants. «...»
Au Refus Global nous opposons la responsabilité entière. «...»

Nous prenons allègrement l’entière responsabilité de demain. «...»
Au terme imaginable, nous entrevoyons l’homme libéré de ses chaînes inutiles, réaliser dans l’ordre imprévu, nécessaire de la spontanéité, dans l’anarchie resplendissante, la plénitude de ses dons individuels.

Refus Global, 1948

Ce texte fondateur est en parti inspiré du Manifeste du surréalisme de Breton (1924). Rupture. Anarchie. Risque total. Responsabilité. Le lancement a eu lieu le 9 août 1948 à la Librairie Tranquille, à Montréal, il y a aujourd'hui 60 ans. Un rendez-vous avec l'histoire. Le Refus Global paraît dans un temps où l’Union Jack, le drapeau des anglais, flotte encore dans le ciel bleu d’un Québec qui se réveille à peine. Dans un temps où toute forme de littérature suspecte était encore systématiquement mise à l’index par le clergé. C'est peut-être la 2e guerre mondiale qui aura véritablement contribuée à un rapprochement avec la mère patrie, la France qui nous a su nous séduire par son grand désir de liberté. Notre révolte aura été celle de l’ouverture sur le monde, comme un enfant qui quitte ses parents pour entrer par la grande porte de l’âge adulte.

Il me semble cependant que nous sommes encore des adolescents attardés, avec complexes, questionnements, boutons, et libido débridée. Le véritable enjeux c’est l’identité, le talon d'achille du peuple qui se veut souverain. C'est bien connu que lorsque que l'on ne connaît pas notre propre histoire, on ne peut pas savoir où l'on s'en va. Je ne dit pas que la révolution tranquille c’est comme fumer des cigarettes en cachette, mais soyons réalistes, la route est encore longue pour atteindre l’âge adulte. C’est p’t-être pour décoincer le crucifix, l'anglais et le terroir pogné dans l’fond d’la gorge que le québécois moyen boit autant de bière le jour d’la fête nationale. "Je me souviens" pu de rien.. Pour avoir vu le désastre écologique du lendemain d'la St-Jean sur les plaines d'Abraham, je sais de quoi je parle. Prenons enfin "la responsabilité de demain", soyons prévoyants car malheureusement "le règne de la peur multiforme" n'est pas encore terminé, un peuple fier est celui qui pense à l’héritage laissé aux générations futures...

dimanche 27 juillet 2008

Orchestre des Balkans et beignes polonais

Les amours et les saisons passent, déjà en plein coeur de l'été montréalais, j'hallucine quoi, j'me sens comme une extra-terrestre subitement débarquée dans le milieu de nulle part... Ce mardi 22 juillet au théatre LA TULIPE j'ai vu le légendaire groupe BOBAN I MARKO MARKOVIC ORKESTAR, 11 musiciens sur scène, venus directement de Serbie. C'est définitivement le meilleur groupe de Gypsy-Brass au monde, reconnu internationalement grâce à la notoriété du cinéaste Emir Kusturica et son chef-d'oeuvre "Underground". Shit! J'en ai encore des frissons dans le dos. Fantastique univers musical où se conjuguent innommable tristesse et célébration extrème.

Sinon dans un tout autre ordre d'idée, j'ai découvert à ma plus grande surprise un petit marché public tenu tous les samedis, coin Ontario et Iberville. Quelques exposants le sourire aux lèvres nous proposent: du miel, des légumes, du pain, du poisson, du poulet boucanée. C'est charmant et ça vaut le détour pour la boulangère polonaise qui lance des " LA TERRRRE SE RÉVOLTEEEEE !!!" et "ACHETEZ MES BONS BEIGNES !!!" en ricanant comme une Baba Yaga qui fait peur au enfants. Mais cette divine sorcière vend des gâteaux si doux qu'ils nous font oublier tous les tourments. Strudels au pavot, aux amandes, beignes à la confiture de prune et au zeste d'orange. Histoire à suivre...

dimanche 4 mai 2008

MySpace et Cabine C

Maintenant sur MySpace www.myspace.com/isabellesaintpierre quelques poèmes pour vos oreilles... Et une drôle d'entrevue avec Christiane Charette http://www.cabinec.com/public/slam-poetesse

samedi 19 avril 2008

Mardi 22 avril, 19h30


Faites partie de l'Histoire !
Assistez à la toute dernière soirée
des Contes des Mardis-Gras…

En compagnie des conteurs-es :

Murielle Larochelle, Marc Roberge, Isabelle St-Pierre, Éric Gauthier,
Stéphanie Bénéteau, Yves Robitaille, Claudette L'Heureux
et André Lemelin.

Bar Café Le Rive-Gauche
2656, rue Masson, Montréal
(514) 524-0347


Contribution volontaire suggérée : 10$

jeudi 17 avril 2008

LE JOUR DE LA JUPE

Je déclare officiellement « LE JOUR DE LA JUPE ». Avec 22 degrés sous le soleil et une petite brise, les genoux des filles (pas juste les genoux, hi, hi...), les planches à roulettes, la rumeur des terrasses, les bicycles à gaz pis les bicycles à pédales, enfin c’est le printemps à Montréal. Aujourd’hui sur la rue Mont-Royal en folie, j’ai entendu mon premier « couic, couic, couic... » nerveux de platopithèque femelle moyenne. Ça pourrait être le bruit ambiant que font les mangeurs de poutines insomniaques de la Banquise à 4h35 du matin... NON! C’est le bruit des insipides sandales en plastique mou en mouvement sur les trottoirs. Grosse attitude désinvolte, démarche urbaine trop cool... ÇA M’ÉNERVE S'TIE!!! Mais c’est pas grave, cette semaine on a eu une bonne nouvelle, l'usine de fabrication de chaussures et de sandales Crocs de Québec a cessé ses activités du jour au lendemain, genre ce matin on a viré 350 employés, on ferme boutique, rammassez vos affaires, nous aut’on déménage au Mexique. On appelle ça du capitalisme sauvage. De toute façon, c’est-tu assez laid ces maudits souliers-là !! Entoucas pas très sexy avec une jupe...

mardi 15 avril 2008

Hotel Matagami

Par une nuit sans aurore, j’ai perdu l’nord
Ce matin encore su’la troisième à Val-d’Or
Entre les clubs de danseuses et les innombrables bars
Inquiets, comme des vieux conquistadors
Les gars ont mauvaise mine à force de briser d’la roche
creuser la terre, creuser la terre jusqu’en Chine
ils ont fini par plier l’échine
parce que leur seul espoir est au bout d’un trou noir
dernier chèque de chômage demain y’aura pu d’ouvrage
Nous aut’les gens d’en bas
on connaît rien de d’ça
on connaît rien de d’ça

Les draps blancs, trop blancs, troublent mon sommeil agité,
j’ai froid, le radio-réveil n’a pas sonné,
piton collé made in china, p’tit coeur magané
J’ai fait de l’insomnie à l’hotel Matagami
J’peux pas croire qu’j’suis v’nue jusqu’ici
Au bout du monde, l’ennui, j’ai pas dormi d’la nuit
Les rêveries boréales d’une p’tite fille de Montréal
Une terre peuplée de lacs, de rivières et d’esprits
Matagami « rencontre des eaux » en langue crie
Bien avant l’homme blanc, les anciens vivaient ici
Porte d’la Baie–James, kilomètre zéro
J’ai cherché le guitariste du métro
Nous aut’les gens d’en bas
on connaît rien de d’ça
on connaît rien de d’ça

La vie quotidienne d’une ville minière inventée
Persévérance, y’a rien de mieux à faire
Ça sent la misère et la vieille poussière
Mais y’aura toujours le sourire de la barmaid à l’hotel
C’est la plus belle au nord du quarante-neuvième parallèle
pour noyer sa peine, il ne restera qu’à boire
Et tout autour, une mer d’épinette noire
quelques bouleaux, au kilomètre zéro d’la porte d’la Baie-James
comme dirait Richard avec sa sagesse de bord de comptoir
Elle mange des arbres et chie de l’argent, la Domtar
Et la forêt tombe sous les lames froides des machines
pendant que les autres creusent la terre jusqu’en Chine

vendredi 28 mars 2008

Cabaret Poélitique et Bal de la Réfolution

Mardi 1er avril 2008
Au Lion d’or
1697 Ontario e.
porte: 19h
20$

20h Cabaret poélitique avec :
Stéphane Crète, Salome Corbo, les Abdigradationnistes, Eve Cournoyer, Lou Babin, Amir Kadir, Isabelle St-Pierre, Catherine Dacjzman, Filipe Matos, Didier Lucien, les Frères à ch’val, Seba, Nataq Huault, Mathias Soli-Letarte, Félix Gourd, Arnaud Soli-Letarte, Simon Jodoin, Vander, Marie-Claude lamoureux, Damian Nisenson, Alexis Ohara, Jérome Minière, Manuel Laforme-Salvail, Armand Vaillancourt, Laurent Aglat, Paul Chamberland et Kumpania.

23h Bal de la Réfolution avec La Fanfare Pourpour
Décor, toile de fond de scène: Armand Vaillancourt

Yes! Madame




jeudi 27 mars 2008

Slam session, 30 mars, Quai des Brumes

Slam session avec micro ouvert au Quai des brumes, à 21h30, 4481, rue Saint-Denis, Montréal. Yvon Jean, le gagnant du dernier slam du O Patro Vys sera mon invité.

Les derniers slams sessions ont tous été un succès. On a encore eu droit à une très belle diversité de styles. Je vous invite à venir écouter ou à venir dire vos slams. Ce type de soirée, sans formalité, est un moyen idéal de se faire connaître, ou tout simplement de s'exprimer en public.

Si le rouleau compresseur platement uniforme de la culture nord-américaine vous pèse, venez découvrir la diversité que ce micro ouvert propose.

Je vous y attend en grand nombre !

Mario Cho

samedi 15 mars 2008

Live Slam


Ça c'est moi et mes bottes
sur la scène du O Patro Vys

jeudi 6 mars 2008

Slam Poésie (LISQ), lundi 10 mars

6e Slam de la LISQ
ligue québécoise de slam
O PATRO VYS (356 Mont-Royal Est)
Ouverture des portes : 19h30
Entrée : 5 $


Hiver quand tu nous tiens... Rien ne nous retiendra plus d’ouvrir notre bouche et de le chasser à coups d’images gorgées de sève et de jeunesse ! Ce mois-ci, revenez encore entendre les slameurs se donner pour la poésie. Au micro, entre autres, Yvon Jean, Isabelle Saint-Pierre, François Hébert, Rebell Trankill et Pierre Boudreau. D’autres slameurs s’ajouteront, en guise de surprise auditive (c’est le tempura de notre soirée où tous les mots ne sont pas crus).

À l’animation, Mario Cholette nous en fera voir de toutes les saveurs. Au pointage, Ivy renoue avec l’humilité des Maîtres du temps. Aux ambiances musicales, on retrouve l’incontournable Paolo Tofu.

En mars, le slam va littéralement exploser avec une multitude d’événements : slams sauvages et slam sessions dans le cadre de la Quinzaine de poésie (surveiller la programmation). On verra enfin un premier disque issu de la scène slam être lancé officiellement le 19 mars à l’O Patro Vys par le brûlant Ivy. C’est une collaboration Indica Records et Les éditions du Lézard amoureux, ce qui est à notre avis une première. De plus en plus de scènes ouvertes vous donnent l’occasion de goûter personnellement du slam, surveillez les envois de SLAMONTRÉAL et de la LIQS.

Pour slamer ou pour plus d’informations visitez le site www.ivycontact.com

Une coproduction Slamontréal, Les Productions INTY et l’O Patro Vys.
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Pour informations supplémentaires : Ivan Bielinski ; Tél : (514) 525-3510
intyprod@videotron.ca

mardi 26 février 2008

Fuul Medammis, petit déjeuner égyptien

Voici une recette égyptienne, en fait c'est le petit déjeuner typique. Parfois le dimanche matin ma mère nous préparait ce plat costaud qui nous réchauffait le coeur. L'odeur du cumin et de la coriande moulus me rappelle mon enfance. Fuul ça veut dire fève, plus précisément la gourgane, grosse et plate avec un oeil noir. Oui, je sais, la recette est en anglais car je prépare un article sur le sujet et présentement je suis un peu trop vache pour le traduire, mais ça viendra, pour l'instant sortez vos dictionnaires et n'hésitez pas à me faire des commentaires.

Fuul Medammis

  • 1 ½ cup dried fava bean, soaked overnight
  • ¼ cup olive oil
  • salt & pepper
  • ½ teaspoon ground coriander
  • ½ teaspoon ground cumin
  • ¼ cup lemon juice
  • 2 garlic cloves, crushed
  • 4 hard-boiled eggs, shelled, cut in half
  • 2 tablespoons parsley, finely chopped
  • 2 medium tomatoes, sliced

Cover fava beans with water in large pot. Cook over medium heat for 45 minutes or until very tender. Drain beans, and place in mixing bowl; add olive oil, salt, pepper, ground coriander, cumin, lemon juice and garlic and mix until beans are slightly crushed. Garnish with egg, parsley, tomatoes. Serve with fresh flat bread and tahina sauce.

Tahina Sauce

  • 3\4 cup tahina (sesame paste)
  • ½ cup of water
  • ¼ cup lemon juice
  • ½ teaspoon ground cumin
  • 1 garlic clove, crushed
  • salt

To tahina, add water gradually stirring constantly. Add cumin, lemon juice, garlic, salt and stir thoroughly until well blended and smooth.


lundi 25 février 2008

Chronique historique 2

Le Cacao : quand l’argent poussait dans les arbres

L’histoire du cacao remonte à une époque très lointaine et prend sa source dans en plein coeur de la forêt tropicale il y a 10 000 ans. Elle est étroitement liée au sort des grandes civilisations pré-colombiennes, Olmèque, Izara, Maya, Aztèque. Arbre de vie, nourriture des dieux, trésors de guerre, une des plus vieilles monnaies du monde. Valeur économique, sociale et symbole religieux. Des petites graines aux milles vertues : aphrodisiaques, toniques, ennivrantes.


Aujourd’hui le chocolat est devenu une denrée alimentaire comme les autres, une chose, dénaturée, banale et bon marché dans son emballage plastique. Mais comment est-il arrivé jusqu’à nous? Comme le café, le thé et le sucre de canne, le chocolat est une nouvelle habitude alimentaire apparue dans l’histoire de l’occident à partir de la Renaissance, un besoin superflu devenu indispensable. Conquêtes, violences, esclavage, au nom de la civilisation pour contrôler et marchander ces petites drogues douces du quotidien.

Le chocolat a été rapporté du Nouveau Monde par les conquistadors espagnols, tout comme de nombreux aliments : maïs, pomme de terre, tomate, poivrons, piments forts, vanille, tournesol, haricots, arachides, etc... Les guerres et les conquêtes sont des agents transformateurs de culture, provoquant des sortes de séismes culturels. La boisson des dieux, le cacahualtl, était réservée aux nobles et aux guerriers. "Une seule coupe permet de marcher toute une journée sans ressentir de fatigue et faim'' , et pourtant, toute l'armée aztèque qui carburait au chocolat, a dû s'avouer vaincu par Cortès et une poignée d'hommes. Nos habitudes de vies sont parfois étroitement liées aux grandes rencontres avec l'histoire et la légende.

Il était une fois un puissant roi Aztèque qui s'appelait Quetzalcoalt, le Serpent à Plume. Il était le dieu de l'air, de la lumière et de la vie. Il était grand jardinier du Paradis des premiers hommes. Dans ce jardin poussait le Cacaoyer. Quetzalcoalt avait enseigné l'art de la culture du Cacaoyer à une princesse en récompense de sa fidélité. Un jour que son mari était parti à la guerre pour défendre les frontières de l'empire, des guerriers s’étaient présentés chez elle pour voler leur trésor, comme elle a refusé d'indiquer le lieu de la plantation, les guerriers l’ont tué et de son sang versé, des Cacaoyer se sont mis à pousser, leurs fruits cachaient un trésor de graines amères comme la souffrance, fortes comme la vertu, rouge comme le sang noble qui avaient été versé pour eux.

Destitué de son trône, Quetzalcoalt a un jour quitté le pays à bord d'un grand bateau qui est parti vers l'est comme il était venu. Depuis les aztèques attendaient son retour...Et voilà qu'un jour en 1519, comme l’avait prédit les astrologues, est arrivé un grand bateau qui venait de l'est. Des étrangers sont descendus conduits par un chef, Hernan Cortès, le roi au visage blanc. Les Aztèques ont accueilli les Espagnols à bras grands ouverts, croyant qu’il s’agissait du retour inespéré de Quetzalcoalt, le Serpent à Plume et toute sa suite. L'Empereur s'est empressé de les recevoir au palais et a organisé une grande fête. Une boisson amère et épicée leur a été servie, par de gracieuses vierges dénudées, dans des coupes en or finement sculptées. "Un breuvage pour les porcs" se sont exclamés les Espagnols...

jeudi 21 février 2008

Slam session, 24 février, Quai des Brumes

Dimanche le 24 février à 21h30 a lieu un slam session et un micro-ouvert au Quai des brumes, 4481, rue Saint-Denis. J'aurai le plaisir d'animer la soirée et de slamer avec ceux qui voudront bien partager la scène avec moi. J'en suis à l'animation de mon troisième slam session d'affilée et je peux vous dire que les deux premières soirées furent vraiment agréables, et fort bien animées ! La qualité des participants était remarquable. Que vous soyez vous-mêmes slameurs, poètes ou amateur, je vous invite à participer à l'aventure du slam.Un micro ouvert à tous. Dans l'esprit du slam. À dimanche !

Mario
http://slamcholette.blogspot.com/

samedi 16 février 2008

Viande froide cornichons

Non, ce n'est pas un livre de recette, aucun lien avec la gastronomie. Un pur moment de délire pour tous les esprits tordus, rictus assuré. Toutes les histoires sont tirées de la littérature scientifique, fruit de la recherche médico-légale. Crimes et suicides à mourir de rire. L'auteur nous offre sur un plateau d'argent des chroniques presque poétiques, c'est admirablement bien écrit et surtout avec beaucoup d'humour. J'ai dévoré ce livre dans l'temps d'le dire. Génial.

Après À gauche au fond du labo, dans lequel il répertoriait les recherches scientifiques les plus étranges et les plus inutiles, Édouard Launet récidive avec Viande froide cornichons, un petit compendium des crimes et suicides les plus insolites rapportés par la presse scientifique au cours des dernières années. Impossible de ne pas être intrigué par des titres d’articles tels que « Traits pathologiques des morts suicidaires par explosifs », « Cas mortel d’électrocution lors d’un exercice autoérotique inhabituel », « L’effet de la musique country sur le suicide » ou encore « Mort par étouffement avec un poisson vivant ». Une fois la lecture terminée, on ne peut qu’être stupéfait devant les comportements de certains de nos semblables, et hébété devant tant de détermination, d’ingéniosité et de stupidité. Rarement la mort des autres fut aussi drôle.

Charles Quimper, librairie Pantoute

lundi 11 février 2008

Chronique historique no.1

Le Pain : révolution et sexualité


On ne mange pas de ce pain là, il ne faut pas manger son pain noir avant son pain blanc ou promettre plus de beurre que de pain, mais on aime bien tremper son bout de pain dans la soupe...


Le pain est un aliment universelle, la base de l’alimentation humaine. C’est en Égypte ancienne que seraient nées les premières boulangeries artisanales il y a presque 5000 ans. On raconte que le levain aurait été découvert par hasard en mélangeant la farine avec de l’eau du nil. Le pain était si précieux qu’il était offert en offrandes aux dieux et servait de provision pour le grand voyage au pays des morts. Il était aussi utilisé comme une monnaie d’échange, les ouvriers étaient payés trois pains par jour, on peut dire qu’ils gagnaient leur pains à la sueur de leur front. Ce sont les Romains qui ont importé l’art de la boulangerie dans les territoires gaulois qu’ils ont colonisés en 50 av. J-C.


Le pain frais a toujours évoqué la peau douce et tendre du nouveau-né. On croirait déguster un enfant vivant. Il sent tellement bon quand il est encore chaud, il est beau à croquer, agréable à toucher. Accompagné de crème du pays et de sirop d’érable, le bon pain d’habitant est toujours sur la table, au Paradis des Anciens Canadiens. Faut pas s’étonner que les chrétiens en aient fait l’incarnation symbolique du corps du Christ.


Le pain qui lève sous l’action de la fermentation a longtemps été associé au gonflement du ventre d’une femme enceinte. L’enfournement, la cuisson, le défournement évoquent la copulation, la grossesse et l’acouchement. Autrefois, afin de bien faire lever le pain, les Italiennes se tenaient devant leur four et imitaient par des grimaces et des grincements de dents le travail d’une mère en train d’accoucher. La coutume moyen-ageuse qui consistait à faire asseoir une vieille fille sur le four pour la rendre plus attirante et « la réchauffer » s’est perpétué jusqu’au XIXe siècle.


Ici au Québec, on surnommait les sages-femme les pelles à feu et on disait que le pain criait quand on le sortait du four comme un enfant qui nait. Quand un homme demandait à sa femme si elle avait envie de faire l’amour, il lui disait : « c’est t’y à soir qu’on chauffe le four ». Si sa femme lui répondait sans équivoque : « il n’y a plus de bois fendu. » le pauvre mari devait prendre son mal en patience. Quand les amants étaient satisfaits, il disaient avoir réussi une bonne cuite. Dans la chanson populaire, on compare souvent la femme à un four chaud prêt à cuire le pain. De là, viens peut-être l’expression « fourrer »?


En France le rapport entre le pain et la sexualité a pris une importance sans précédent. Pour les français, le four du boulanger représentait une sorte de matrice nationale et la baguette un pénis. Seul les meilleurs d’entre eux étaient autorisés à accomplir l’union charnelle. La profession étaient réservée qu’aux plus fervents catholiques et dans les villages, les prêtres consacraient chaque semaine une journée entière à la confession du boulanger, de peur de voir ses péchés contaminer la population. On a dit souvent que les boulangers français incarnaient, juste après l’église, la première autorité morale du pays.


Il faut comprendre que sous le régime féodal, le grain et le pain n’appartient pas à celui qui le cultive, mais au Seigneur qui possède moulin et four « banal », accessible aux paysans contre le paiement d’une redevance. Bien que les techniques ne cessent de s’améliorer, c’est le gouffre entre le pain des riches et le pain des pauvres qui ne cesse de se creuser. Riche et léger, lisse comme les fesses d’un nourisson, le pain mollet, le pain blanc dit « de fine fleur » avait toujours été réservé aux riches et puissants, et les gens ordinaires devaient se contenter de pain noir, immangeable, un mélange grossier d’orge, de seigle, et de froment, tellement dur qu’il fallait le trancher à la hache.


Mais là, vers la fin du XVIe siècle, les boulangers de Paris s’étaient mis à produire à l’intention de la populace un pain mollet, surnommé « le pain à la reine ». Les autorités ont commencé à s’en inquiéter et les commissaires de police comparaient déjà les boulangeries à des maisons de débauche. Il fallait protéger les gens du peuple des dangers de la sensualité et des ravages du raffinement. Et surtout protéger l’ordre social, car l’histoire du pain mollet a bien failli provoquer une guerre civile...


Sources :

Jardins et cuisines du diable, le plaisir des nourritures sacrilèges,
Stewart Lee Allen, éditions Autrement, 2004

Histoire naturelle et morale de la nourriture,
Maguelonne Toussaint-Samat, éditions Larousse-Bordas, 1997

Le pain d’habitant, traditions du geste et de la parole,
Jean-Claude Dupont, éditions Leméac, 1974

http://www.wetterenoise.be/




mercredi 6 février 2008

Slam poésie LISQ, lundi 11 février


5e Slam de Poésie
Ligue québécoise
de Slam (LIQS)

O PATRO VYS
356 Mont-Royal Est
Ouverture des portes : 19h30
Entrée 5$

Aucun froid, fut-il plus mordant qu’un pitbull enragé, ne peut museler la parole des poètes. Ce mois-ci, réchauffez-vous aux mots des slameuses qui se soumettent généreusement à l’exercice du slam de poésie. Slameuses ? Oui, pour une fois ces dames sont plus nombreuses au micro que les hommes. L’effet Saint-Valentin ? Venez vérifier par vous-même en prêtant oreille à La Clocharde, Rose Éliceiry, Mélina Huot, Maryse et June qui donneront à cette soirée une tonalité toute particulière. Les hommes ne seront pas en reste avec le retour de Ludo Simbille, Mathieu Lippé. Un nouveau venu, dénommé Steelo, complétera la présence masculine. À l’animation, Ivy reprend le micro et Mario Cholette le pointage et le chronomètre. Aux ambiances musicales, on retrouve l’incontournable Paolo Tofu.

Par ailleurs, en février, le slam s’affiche à la Bourse Rideau à l’occasion du lancement prochain du disque SLAMÉRICA par Ivy. En effet, le 19 février au Capitol de Québec, un slam session suivi de SLAMÉRICA permettra aux diffuseurs d’ici et d’ailleurs de découvrir la richesse de notre langue slamée. Si vous êtes de passage dans la vieille capitale, réservez vos places et venez nous encourager (le show est à 21h30).

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Pour informations supplémentaires : Ivan Bielinski
Tél : (514) 525-3510 intyprod@videotron.ca

lundi 4 février 2008

Poetry Slam, february 16th, Le Cagibi



Estie que j'aime Montréal la belle bilingue. J'adore parler franglais entre la Casa et la Sala entre deux puff de cigarette indienne. Une nouvelle scène Slam anglo renaît de ses cendres, pour mon plus grand bonheur. Des soirées mensuelles et aussi des rencontres, des ateliers que propose le THROW SLAM POETRY COLLECTIVE. Montreal Rocks!

Toute l'info:
http://www.michelledabrowski.blogspot.com/
throwradio@yahoo.ca

dimanche 3 février 2008

Ateliers et causeries sur les champignons: identification, culture et gastronomie


Tout sur les champignons
Dimanche le 17 février 2008 de 9h00 à 17h00, le Jardin botanique de Montréal, se prête à une journée «Tout sur les champignons». Organisée par le Cercle des mycologues de Montréal en collaboration avec l’Institut de recherche en biologie végétale, cette journée s’adresse à tous. Le hall d’accueil fourmillera de kiosques, d’ateliers sur l’identification, la culture et la gastronomie. Des activités champignonesques seront proposées aux plus jeunes. L’entrée est gratuite et nous vous y attendrons.

Le plaisir de cueillir vos champignons
Mercredi le 9 avril 2008 de 19h00 à 22h00 au Centre Calixa-Lavallée du Parc Lafontaine, nous vous invitons à la causerie de Sylvie Beauchamp-Trudel sur les champignons sauvages comestibles du Québec. Sylvie anime depuis plusieurs années des ateliers d'identification et des excursions en forêt. Elle vous entraînera dans une chronique illustrée des nombreuses variétés à votre portée. Le prix d’entrée est de 25$. Prenez contact avec nous pour vous y inscrire.

L'équipe de la Mycoboutique

820, Rachel EstMontréal,
Québec H2J 2H6
téléphone : (514) 223-6977
http://mycoboutique.ca/

samedi 19 janvier 2008

Slam session, 27 janvier


J'ai le plaisir de vous annoncer que je vais animer un micro-ouvert de slam poésie, dimanche le 27 janvier au Quai des brumes, 4481, rue Saint-Denis, Montréal. C'est à 21h30. Apportez vos textes. La seule contrainte: ne pas dépasser trois minutes.

Mario Cholette
http://slamcholette.blogspot.com/

Endives au jambon

Un classique peut-être, mais un incontournable de la cuisine française (et suisse), un vrai confort food des froides soirées d'hiver. C'est la saison des endives, autant mieux en profiter. On peut en trouver des locales, cultivées au Québec. C'est drôle j'ai croisé le gars qui travaille à l'animalerie, au comptoir de la Maison du rôti. J'étais v'nue acheter du jambon pour mon gratin. Ben lui aussi, avec des lardons en plus. Ce soir sur le Plateau, nous étions au moins deux (trois avec sa blonde qui était initiée ce soir) à déguster de l'endive au jambon. Ma recette est bien meilleure, sans prétention et moins les lardons. Le poivre et la muscade fraîchement moulus (de préférence biologique) augmente beaucoup le plaisir des sens et enivre carrément... On dit que l'Empire Romain s'est ruiné à cause de sa trop grande consommation de poivre, à une époque où l'épice valait beaucoup plus chère que l'or. Bon appétit.

6 grosses endives
6 tranches de jambon
50 g de beurre
50 g de farine
500 ml de lait
gruyère de lait cru rapé
jus de 1 citron
muscade moulue
poivre moulu
sel de guérande

Faites bouillir de l'eau salée, additionnée du jus de citron, dans une grande casserole. Coupez la base des endives, retirez les feuilles extérieures et creusez-les un peu à leur base pour ôter le cœur amer du pied. Plongez les endives dans l'eau bouillante, cuire 10 min. Egouttez-les bien puis enroulez chacune d'elles dans une tranche de jambon. Mettez-les dans un plat à gratin beurré. Préchauffez le four à 325F.

Préparez la béchamel. Fondre le beurre dans une casserole. Versez la farine et mélangez bien. Laissez cuire un peu. Réglez le feu au minimum et versez le lait petit à petit en fouettant sans arrêt. Mélangez pour obtenir une sauce onctueuse, lisse et un peu épaisse. Salez, poivrez et ajoutez la muscade. Versez la sauce sur les endives, recouvrez généreusement de gruyère, cuire au four 20 min.

Mmmm...

samedi 12 janvier 2008

Florent Veilleux, Pataphysicien


Le Poneylectrik

Installations délirantes de Florent Veilleux
Discipline : Arts visuels - Sculpture et installation

Description : La pataphysique, des machines luminocinétiques et des robots humanoïdes, voilà ce qui anime un des représentants de l'art brut québécois des plus estimés, Florent Veilleux. Il a exposé au musée McCord et au Rockefeller Center de New-York! Son art fait dans le kitsch: figurines en plastique, jouets démodés, monstres admirablement laids et pièces usées de toutes sortes composent ses immenses installations volontairement anarchiques et chaotiques. L'effet est impressionnant et interminable, chaque petit élément se mettant tôt ou tard en mouvement. Veilleux n'est pas un écologiste comme un autre. Il affirme ne pas faire dans le recyclage. « Ce n'est pas du recyclage, mais de la transformation, estime-t-il. Recyclage, c'est rendre quelque chose une nouvelle fois utile. Moi, je prends un objet pour le rendre encore plus inutile». Certains le qualifieront de bricoleur, il est surtout doté d'un certain génie et d'une grande soif de connaissances.

Salle : Salle d'exposition
Clientèle : Pour tous
Coût des billets : Gratuit

mardi 8 janvier 2008

Slam poésie, LISQ

LE SLAM REPART EN GRANDE
LE 14 JANVIER 2008

5-7 : lancement d’une expo photos slam
par nos photographes Biberian-Orselli
20h : 4e slam de poésie (LIQS)
saison 2007-2008
O PATRO VYS
(356 Mont-Royal Est)
Entrée : 5 $ pour le slam /
gratuite pour le 5-7

jeudi 27 décembre 2007

Chronique du temps des fêtes

Ma mère m'a donné une télévision à Noël. Ben oui, j'ai pas trop résisté, bon c'est pas si pire, genre écran 4 pouces noir et blanc de calibre promotion Canadian Tire à 19.99$. Un animal de compagnie plutôt étrange mais presque sympatique. Je me sens comme une femme préhistorique avec ma bébelle made in china. Hier, j'ai écouté les Pirates des Caraïbes en cuisinant des petits pâtés à l'oie et aux champignons sauvages.

J'avoue que c'est un plaisir coupable (j'ai peut-être trop écouté Les Vulgaires Machins), et c'est peut-être mieux que de passer des heures sur Facebook ou de jaser avec des filles en chaleur sur MSN. Je suis tellement Lo-Tech mais j'suis trop punk pour être hippie, c'est un entêtement ancestral, mon gène d'aventurière insoumise qui chauffe mon sang, mon ordinateur est un dinosaure à pédale, ma télé, une p'tite boîte en plastique cheap. Tant de moyens pour s'évader, Ah! Froide solitude des soirs d'hiver. C'est mieux que rien. J'vais arrêter de chialer.

C'est le temps des fêtes, ma mère m'a offert aussi un très beau livre, Une histoires des québécoises, en photos, de Hélène-Andrée Bizier. Fascinant. Une approche thématique très intéressante suivant les grandes époques de la vie, la femme et toutes ses facettes. Fille, femme, folle, mère, bonne soeur, fermière, ouvrière, soldate, infirmière, immigrante, amérindienne. Elles sont toutes belles. Des heures et des heures de plaisirs, c'est ben plus intéressant que le téléjournal en noir et blanc...

I.S

lundi 17 décembre 2007

Contes Urbains et pirates de bord de comptoir...

Je suis sortie du théatre La Licorne hier avec un grand sourire de satisfaction dans la face. En cette journée de tempête insolite, j'ai assisté au spectacle des Contes Urbains. Je crois que je n'ai pas le choix d'assumer entièrement mon côté trash, c'est dit, c'est fait, il faut être de son temps. Ce spectacle m'a convaincu que j'avais les deux pieds enracinés dans la modernité, ça m'a donné un vif sentiment d'appartenance à l'égard de mes contemporains. L'art qui me touche, c'est l'art qui me parle, même si ça choque et ça fait mal. J'ai besoin de cette inspiration pour alimenter ma propre création et surtout sentir que je ne suis pas toute seule, que les fous et les folles de ce monde partagent tous la même espérance, être heureux 'stie!...

Histoire de bien finir cette journée blanche et étrange, je me suis rendue au Quai des Brumes rejoindre les autres naufragés. Le 5 à 7 était pas mal étiré et les compagnons déjà passablement saoûls. Je me suis taillée une place au bar. Tous dans le même bateau, accoudés sur le bord du comptoir, la bière coulait à flots, avec She's so heavy des Beatles en arrière-plan. Au rendez-vous, aventurières amères, pirates fatigués, et poètes de la pire espèce.

vendredi 7 décembre 2007

Mon État d'Urgence

Vendredi, 23 novembre, 15h18

Je me réveille à peine. La nuit dernière j'étais assise sur le bord du feu, à la place Émilie-Gamelin, jusqu'aux p'tites heures du matin à refaire le monde avec du monde défait, ceux qui squattent, qui errent, qui souffrent, qui espèrent. Je suis à fleur de peau. Les histoires et les rires tombaient du ciel, fragiles comme la neige incertaine, entre deux puffs de cigarettes indiennes.

Hier j'ai reconnu Elisabeth, une innuite. J'lui dit:" Hey, i remember you, you came and sang at the open mic session last year." Elle me répond:" What? You really remember me!" Bouleversée, elle s'est mise à chanter dans sa langue en pleurant...

C'est ça mon État d'Urgence.

lundi 5 novembre 2007

14 novembre 19h30, contes au café Touski

Histoires de filles
soirée de conte

On vous a préparé une soirée charmante et colorée avec des filles et un gars extraordinaires. Vous pourrez y entendre, Isabelle Crépeau, Nadyne Bédard, Sarah-Maria Leblanc, Andrée Dufort et Dominique Breau (Acadie) sans amplification, dans une ambiance chaleureuse comme autrefois...

Le Café Coop Touski
cuisine santé, café équitable
et micro-brasseries
2361 Ontario est
métro Frontenac


contribution suggérée de 5$

dimanche 4 novembre 2007

Terrine d'oie

1 cuisse d'oie
1 oignon
1 oeuf fermier
15gr de champignons sauvages séchés
(girolles, pleurotes, bolets)
quelques feuilles de sauge
fleur de sel de Guérande

-Faire cuire lentement (3-4 heures, 200F) la cuisse d'oie et l'oignon coupé en deux dans une cocote. Il faut prendre soin de la graisse qui est très précieuse pour cette recette.
-Pendant ce temps faire tremper les champigons. Lorsque tout est cuit, séparer graisse, cuisse et oignon confit.
-Désosser la cuisse, hacher finement la viande, l'oignon, la sauge et les champignons.
-Lier le mélange avec l'oeuf battu et la moitié de la graisse. Ajouter sel.
-Mettre dans deux pots à conserve en verre (125ml à ouverture large) et arroser le mélange du reste de la graisse.
-Dans une bassine remplie d'eau, faire cuire la terrine encore 45 min à four chaud (350F).
-Laisser refroidir et déguster.