vendredi 5 décembre 2008
Parole de l'Urgence
Isabelle
samedi 15 novembre 2008
Carlos Castaneda
"Un guerrier sait qu'il n'est qu'un homme. Son seul regret est que sa vie soit si courte: elle ne lui laisse pas le temps de faire tout ce qu'il souhaite. Mais pour lui, cela n'a pas d'importance; c'est seulement dommage."
La Roue du temps
vendredi 14 novembre 2008
L'ATSA décrète l'État d'Urgence 2008

François Avard et Annie Roy.
Photo : Yves Provencher
12-11-2008
C’est hier durant la conférence de presse qu’ont été dévoilées l’orientation et la programmation du 10e ÉTAT D'URGENCE de L’ACTION TERRORISTE SOCIALEMENT ACCEPTABLE (ATSA), en présence de Béatrice Vaugrante d' Amnistie internationale, du scénariste François Avard, porte-parole de l'événement, d'Annie Roy et Pierre Allard, les artistes fondateurs de l’ATSA et de nombreux artistes et partenaires.///
Vous trouverez la programmation complète, l’horaire des activités et la possibilité d’aider l’État d’Urgence en vous inscrivant comme bénévole ou en faisant des dons sur le site de l’ATSA (cliquez sur les liens correspondants).///
Ce Manifestival de solidarité sociale, artistique, festif, éco-responsable et gratuit,donne, en plein coeur de Montréal, droit de cité aux personnes itinérantes, autour d’une programmation artistique multidisciplinaire. Cette édition aura lieu du 26 au 30 novembre sur la Place Émilie-Gamelin à Montréal et s’articulera autour du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.///
À cette occasion Annie Roy a déclaré : «État d’Urgence ne réglera pas le sort de la pauvreté mais tente d’offrir un lieu de connexion avec et pour ces personnes marginalisées. Ici le rôle de l’art, marié à un contexte concret d’entraide directe est une plate-forme rassembleuse qui nous renvoie tous à une réflexion profonde pour que ce problème d’exclusion cesse sa croissance continuelle. Par exemple, le RAPSIM (Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal) nous informe que la majorité des contraventions adressées aux personnes itinérantes émane de leur unique présence dans l’espace public.»
Cette année, François Avard, scénariste de la série Les Bougons, a accepté d’être notre artiste associé et sera assigné à résidence. Ce geste symbolique se concrétisera par une action directe qui sera posée le 26 novembre à l’ouverture de l’État d’Urgence. Cette action dénoncera la répression subie dans la rue chaque jour pour « nettoyer » le centre-ville. François commentera son assignation quotidiennement, dès le 27 novembre, par le biais d’un journal de bord sur le site Internet de l’ATSA. WWW.ATSA.QC.CA
lundi 10 novembre 2008
vendredi 7 novembre 2008
jeudi 6 novembre 2008
samedi 1 novembre 2008
Perdue dans l'espace
Il y a quelques semaines j'ai fait un court séjour en Nouvelle-Écosse avec Marie-Marine Lévesque, au Festival de la Parole de Baie Sainte-Marie, nous avons donné des ateliers d'écritures slam à des jeunes acadiens et dirigé un spectacle, nous avons participé à une soirée de l'Ordre du Bon Temps (fondé par Samuel de Champlain en 1606), en chanson et en poésie. Des moments inoubliables au coeur du pays acadien. Auberge avec vue sur la mer, repas, spectacles, rencontres et confidences, discussions enflammées du matin jusqu'au soir. La grosse vie quoi! On a bu de la Alexander Keith's sur la plage et mangé la fameuse rapûre de Evangelina et le meilleur chowder aux fruits de mer de la baie...
Je me prépare mentalement pour l'État d'Urgence, camp de réfugiés au centre-ville. J'assume la direction artistique et l'animation du volet conte et slam du festival pour une 4e année consécutive. Un conteur/slameur invité chaque soir dès 22h, suivi d'un micro-ouvert pour les gens de la rue dès 22h30, du 26 au 30 novembre prochains à la Place Émilie-Gamelin. Toutes les infos au http://www.atsa.qc.ca/ . Un rendez-vous à ne pas manquer!
A+
Isabelle Two Spirit
Peau aime
mais mon coeur est une nouille trop cuite
juste une nuite putain mon sang bouille
marmite maudite des amours qui mouillent
samedi 9 août 2008
Le Refus Global, 60 ans aujourd’hui
L’inviable s’infiltre partout. Les lectures défendues se répandent. Elles apportent un peu de baume et d’espoir. Des consciences s’éclairent au contact vivifiant des poètes maudits : ces hommes qui, sans être des montres, osent exprimer haut et net ce que les plus malheureux d’entre nous étouffent tout bas dans la honte de soi et de la terreur d’être engloutis vivants. «...»
Au Refus Global nous opposons la responsabilité entière. «...»
Nous prenons allègrement l’entière responsabilité de demain. «...»
Au terme imaginable, nous entrevoyons l’homme libéré de ses chaînes inutiles, réaliser dans l’ordre imprévu, nécessaire de la spontanéité, dans l’anarchie resplendissante, la plénitude de ses dons individuels.
Refus Global, 1948
Ce texte fondateur est en parti inspiré du Manifeste du surréalisme de Breton (1924). Rupture. Anarchie. Risque total. Responsabilité. Le lancement a eu lieu le 9 août 1948 à la Librairie Tranquille, à Montréal, il y a aujourd'hui 60 ans. Un rendez-vous avec l'histoire. Le Refus Global paraît dans un temps où l’Union Jack, le drapeau des anglais, flotte encore dans le ciel bleu d’un Québec qui se réveille à peine. Dans un temps où toute forme de littérature suspecte était encore systématiquement mise à l’index par le clergé. C'est peut-être la 2e guerre mondiale qui aura véritablement contribuée à un rapprochement avec la mère patrie, la France qui nous a su nous séduire par son grand désir de liberté. Notre révolte aura été celle de l’ouverture sur le monde, comme un enfant qui quitte ses parents pour entrer par la grande porte de l’âge adulte.
Il me semble cependant que nous sommes encore des adolescents attardés, avec complexes, questionnements, boutons, et libido débridée. Le véritable enjeux c’est l’identité, le talon d'achille du peuple qui se veut souverain. C'est bien connu que lorsque que l'on ne connaît pas notre propre histoire, on ne peut pas savoir où l'on s'en va. Je ne dit pas que la révolution tranquille c’est comme fumer des cigarettes en cachette, mais soyons réalistes, la route est encore longue pour atteindre l’âge adulte. C’est p’t-être pour décoincer le crucifix, l'anglais et le terroir pogné dans l’fond d’la gorge que le québécois moyen boit autant de bière le jour d’la fête nationale. "Je me souviens" pu de rien.. Pour avoir vu le désastre écologique du lendemain d'la St-Jean sur les plaines d'Abraham, je sais de quoi je parle. Prenons enfin "la responsabilité de demain", soyons prévoyants car malheureusement "le règne de la peur multiforme" n'est pas encore terminé, un peuple fier est celui qui pense à l’héritage laissé aux générations futures...
dimanche 27 juillet 2008
Orchestre des Balkans et beignes polonais
Sinon dans un tout autre ordre d'idée, j'ai découvert à ma plus grande surprise un petit marché public tenu tous les samedis, coin Ontario et Iberville. Quelques exposants le sourire aux lèvres nous proposent: du miel, des légumes, du pain, du poisson, du poulet boucanée. C'est charmant et ça vaut le détour pour la boulangère polonaise qui lance des " LA TERRRRE SE RÉVOLTEEEEE !!!" et "ACHETEZ MES BONS BEIGNES !!!" en ricanant comme une Baba Yaga qui fait peur au enfants. Mais cette divine sorcière vend des gâteaux si doux qu'ils nous font oublier tous les tourments. Strudels au pavot, aux amandes, beignes à la confiture de prune et au zeste d'orange. Histoire à suivre...
dimanche 4 mai 2008
MySpace et Cabine C
mercredi 30 avril 2008
samedi 19 avril 2008
Mardi 22 avril, 19h30

En compagnie des conteurs-es :
Contribution volontaire suggérée : 10$
jeudi 17 avril 2008
LE JOUR DE LA JUPE
mardi 15 avril 2008
Hotel Matagami

Ce matin encore su’la troisième à Val-d’Or
Entre les clubs de danseuses et les innombrables bars
Inquiets, comme des vieux conquistadors
Les gars ont mauvaise mine à force de briser d’la roche
creuser la terre, creuser la terre jusqu’en Chine
ils ont fini par plier l’échine
parce que leur seul espoir est au bout d’un trou noir
dernier chèque de chômage demain y’aura pu d’ouvrage
Nous aut’les gens d’en bas
on connaît rien de d’ça
on connaît rien de d’ça
Les draps blancs, trop blancs, troublent mon sommeil agité,
j’ai froid, le radio-réveil n’a pas sonné,
piton collé made in china, p’tit coeur magané
J’ai fait de l’insomnie à l’hotel Matagami
J’peux pas croire qu’j’suis v’nue jusqu’ici
Au bout du monde, l’ennui, j’ai pas dormi d’la nuit
Les rêveries boréales d’une p’tite fille de Montréal
Une terre peuplée de lacs, de rivières et d’esprits
Matagami « rencontre des eaux » en langue crie
Bien avant l’homme blanc, les anciens vivaient ici
Porte d’la Baie–James, kilomètre zéro
J’ai cherché le guitariste du métro
Nous aut’les gens d’en bas
on connaît rien de d’ça
on connaît rien de d’ça
La vie quotidienne d’une ville minière inventée
Persévérance, y’a rien de mieux à faire
Ça sent la misère et la vieille poussière
Mais y’aura toujours le sourire de la barmaid à l’hotel
C’est la plus belle au nord du quarante-neuvième parallèle
pour noyer sa peine, il ne restera qu’à boire
Et tout autour, une mer d’épinette noire
quelques bouleaux, au kilomètre zéro d’la porte d’la Baie-James
comme dirait Richard avec sa sagesse de bord de comptoir
Elle mange des arbres et chie de l’argent, la Domtar
Et la forêt tombe sous les lames froides des machines
pendant que les autres creusent la terre jusqu’en Chine

vendredi 28 mars 2008
Cabaret Poélitique et Bal de la Réfolution
20h Cabaret poélitique avec :
Stéphane Crète, Salome Corbo, les Abdigradationnistes, Eve Cournoyer, Lou Babin, Amir Kadir, Isabelle St-Pierre, Catherine Dacjzman, Filipe Matos, Didier Lucien, les Frères à ch’val, Seba, Nataq Huault, Mathias Soli-Letarte, Félix Gourd, Arnaud Soli-Letarte, Simon Jodoin, Vander, Marie-Claude lamoureux, Damian Nisenson, Alexis Ohara, Jérome Minière, Manuel Laforme-Salvail, Armand Vaillancourt, Laurent Aglat, Paul Chamberland et Kumpania.
23h Bal de la Réfolution avec La Fanfare Pourpour
Décor, toile de fond de scène: Armand Vaillancourt
jeudi 27 mars 2008
Slam session, 30 mars, Quai des Brumes
Les derniers slams sessions ont tous été un succès. On a encore eu droit à une très belle diversité de styles. Je vous invite à venir écouter ou à venir dire vos slams. Ce type de soirée, sans formalité, est un moyen idéal de se faire connaître, ou tout simplement de s'exprimer en public.
Si le rouleau compresseur platement uniforme de la culture nord-américaine vous pèse, venez découvrir la diversité que ce micro ouvert propose.
Je vous y attend en grand nombre !
Mario Cho
samedi 15 mars 2008
jeudi 6 mars 2008
Slam Poésie (LISQ), lundi 10 mars
O PATRO VYS (356 Mont-Royal Est)
Ouverture des portes : 19h30
Entrée : 5 $
Hiver quand tu nous tiens... Rien ne nous retiendra plus d’ouvrir notre bouche et de le chasser à coups d’images gorgées de sève et de jeunesse ! Ce mois-ci, revenez encore entendre les slameurs se donner pour la poésie. Au micro, entre autres, Yvon Jean, Isabelle Saint-Pierre, François Hébert, Rebell Trankill et Pierre Boudreau. D’autres slameurs s’ajouteront, en guise de surprise auditive (c’est le tempura de notre soirée où tous les mots ne sont pas crus).
À l’animation, Mario Cholette nous en fera voir de toutes les saveurs. Au pointage, Ivy renoue avec l’humilité des Maîtres du temps. Aux ambiances musicales, on retrouve l’incontournable Paolo Tofu.
En mars, le slam va littéralement exploser avec une multitude d’événements : slams sauvages et slam sessions dans le cadre de la Quinzaine de poésie (surveiller la programmation). On verra enfin un premier disque issu de la scène slam être lancé officiellement le 19 mars à l’O Patro Vys par le brûlant Ivy. C’est une collaboration Indica Records et Les éditions du Lézard amoureux, ce qui est à notre avis une première. De plus en plus de scènes ouvertes vous donnent l’occasion de goûter personnellement du slam, surveillez les envois de SLAMONTRÉAL et de la LIQS.
Pour slamer ou pour plus d’informations visitez le site www.ivycontact.com
Une coproduction Slamontréal, Les Productions INTY et l’O Patro Vys.
_____________________________________________________________
Pour informations supplémentaires : Ivan Bielinski ; Tél : (514) 525-3510
intyprod@videotron.ca
mardi 26 février 2008
Fuul Medammis, petit déjeuner égyptien
Voici une recette égyptienne, en fait c'est le petit déjeuner typique. Parfois le dimanche matin ma mère nous préparait ce plat costaud qui nous réchauffait le coeur. L'odeur du cumin et de la coriande moulus me rappelle mon enfance. Fuul ça veut dire fève, plus précisément la gourgane, grosse et plate avec un oeil noir. Oui, je sais, la recette est en anglais car je prépare un article sur le sujet et présentement je suis un peu trop vache pour le traduire, mais ça viendra, pour l'instant sortez vos dictionnaires et n'hésitez pas à me faire des commentaires.
Fuul Medammis
- 1 ½ cup dried fava bean, soaked overnight
- ¼ cup olive oil
- salt & pepper
- ½ teaspoon ground coriander
- ½ teaspoon ground cumin
- ¼ cup lemon juice
- 2 garlic cloves, crushed
- 4 hard-boiled eggs, shelled, cut in half
- 2 tablespoons parsley, finely chopped
- 2 medium tomatoes, sliced
Cover fava beans with water in large pot. Cook over medium heat for 45 minutes or until very tender. Drain beans, and place in mixing bowl; add olive oil, salt, pepper, ground coriander, cumin, lemon juice and garlic and mix until beans are slightly crushed. Garnish with egg, parsley, tomatoes. Serve with fresh flat bread and tahina sauce.
Tahina Sauce
- 3\4 cup tahina (sesame paste)
- ½ cup of water
- ¼ cup lemon juice
- ½ teaspoon ground cumin
- 1 garlic clove, crushed
- salt
To tahina, add water gradually stirring constantly. Add cumin, lemon juice, garlic, salt and stir thoroughly until well blended and smooth.
lundi 25 février 2008
Chronique historique 2
L’histoire du cacao remonte à une époque très lointaine et prend sa source dans en plein coeur de la forêt tropicale il y a 10 000 ans. Elle est étroitement liée au sort des grandes civilisations pré-colombiennes, Olmèque, Izara, Maya, Aztèque. Arbre de vie, nourriture des dieux, trésors de guerre, une des plus vieilles monnaies du monde. Valeur économique, sociale et symbole religieux. Des petites graines aux milles vertues : aphrodisiaques, toniques, ennivrantes.
Aujourd’hui le chocolat est devenu une denrée alimentaire comme les autres, une chose, dénaturée, banale et bon marché dans son emballage plastique. Mais comment est-il arrivé jusqu’à nous? Comme le café, le thé et le sucre de canne, le chocolat est une nouvelle habitude alimentaire apparue dans l’histoire de l’occident à partir de la Renaissance, un besoin superflu devenu indispensable. Conquêtes, violences, esclavage, au nom de la civilisation pour contrôler et marchander ces petites drogues douces du quotidien.
Le chocolat a été rapporté du Nouveau Monde par les conquistadors espagnols, tout comme de nombreux aliments : maïs, pomme de terre, tomate, poivrons, piments forts, vanille, tournesol, haricots, arachides, etc... Les guerres et les conquêtes sont des agents transformateurs de culture, provoquant des sortes de séismes culturels. La boisson des dieux, le cacahualtl, était réservée aux nobles et aux guerriers. "Une seule coupe permet de marcher toute une journée sans ressentir de fatigue et faim'' , et pourtant, toute l'armée aztèque qui carburait au chocolat, a dû s'avouer vaincu par Cortès et une poignée d'hommes. Nos habitudes de vies sont parfois étroitement liées aux grandes rencontres avec l'histoire et la légende.
Il était une fois un puissant roi Aztèque qui s'appelait Quetzalcoalt, le Serpent à Plume. Il était le dieu de l'air, de la lumière et de la vie. Il était grand jardinier du Paradis des premiers hommes. Dans ce jardin poussait le Cacaoyer. Quetzalcoalt avait enseigné l'art de la culture du Cacaoyer à une princesse en récompense de sa fidélité. Un jour que son mari était parti à la guerre pour défendre les frontières de l'empire, des guerriers s’étaient présentés chez elle pour voler leur trésor, comme elle a refusé d'indiquer le lieu de la plantation, les guerriers l’ont tué et de son sang versé, des Cacaoyer se sont mis à pousser, leurs fruits cachaient un trésor de graines amères comme la souffrance, fortes comme la vertu, rouge comme le sang noble qui avaient été versé pour eux.
Destitué de son trône, Quetzalcoalt a un jour quitté le pays à bord d'un grand bateau qui est parti vers l'est comme il était venu. Depuis les aztèques attendaient son retour...Et voilà qu'un jour en 1519, comme l’avait prédit les astrologues, est arrivé un grand bateau qui venait de l'est. Des étrangers sont descendus conduits par un chef, Hernan Cortès, le roi au visage blanc. Les Aztèques ont accueilli les Espagnols à bras grands ouverts, croyant qu’il s’agissait du retour inespéré de Quetzalcoalt, le Serpent à Plume et toute sa suite. L'Empereur s'est empressé de les recevoir au palais et a organisé une grande fête. Une boisson amère et épicée leur a été servie, par de gracieuses vierges dénudées, dans des coupes en or finement sculptées. "Un breuvage pour les porcs" se sont exclamés les Espagnols...
jeudi 21 février 2008
Slam session, 24 février, Quai des Brumes

Mario
http://slamcholette.blogspot.com/
samedi 16 février 2008
Viande froide cornichons

lundi 11 février 2008
Chronique historique no.1
On ne mange pas de ce pain là, il ne faut pas manger son pain noir avant son pain blanc ou promettre plus de beurre que de pain, mais on aime bien tremper son bout de pain dans la soupe...
Le pain est un aliment universelle, la base de l’alimentation humaine. C’est en Égypte ancienne que seraient nées les premières boulangeries artisanales il y a presque 5000 ans. On raconte que le levain aurait été découvert par hasard en mélangeant la farine avec de l’eau du nil. Le pain était si précieux qu’il était offert en offrandes aux dieux et servait de provision pour le grand voyage au pays des morts. Il était aussi utilisé comme une monnaie d’échange, les ouvriers étaient payés trois pains par jour, on peut dire qu’ils gagnaient leur pains à la sueur de leur front. Ce sont les Romains qui ont importé l’art de la boulangerie dans les territoires gaulois qu’ils ont colonisés en 50 av. J-C.
Le pain frais a toujours évoqué la peau douce et tendre du nouveau-né. On croirait déguster un enfant vivant. Il sent tellement bon quand il est encore chaud, il est beau à croquer, agréable à toucher. Accompagné de crème du pays et de sirop d’érable, le bon pain d’habitant est toujours sur la table, au Paradis des Anciens Canadiens. Faut pas s’étonner que les chrétiens en aient fait l’incarnation symbolique du corps du Christ.
Le pain qui lève sous l’action de la fermentation a longtemps été associé au gonflement du ventre d’une femme enceinte. L’enfournement, la cuisson, le défournement évoquent la copulation, la grossesse et l’acouchement. Autrefois, afin de bien faire lever le pain, les Italiennes se tenaient devant leur four et imitaient par des grimaces et des grincements de dents le travail d’une mère en train d’accoucher. La coutume moyen-ageuse qui consistait à faire asseoir une vieille fille sur le four pour la rendre plus attirante et « la réchauffer » s’est perpétué jusqu’au XIXe siècle.
Ici au Québec, on surnommait les sages-femme les pelles à feu et on disait que le pain criait quand on le sortait du four comme un enfant qui nait. Quand un homme demandait à sa femme si elle avait envie de faire l’amour, il lui disait : « c’est t’y à soir qu’on chauffe le four ». Si sa femme lui répondait sans équivoque : « il n’y a plus de bois fendu. » le pauvre mari devait prendre son mal en patience. Quand les amants étaient satisfaits, il disaient avoir réussi une bonne cuite. Dans la chanson populaire, on compare souvent la femme à un four chaud prêt à cuire le pain. De là, viens peut-être l’expression « fourrer »?
En France le rapport entre le pain et la sexualité a pris une importance sans précédent. Pour les français, le four du boulanger représentait une sorte de matrice nationale et la baguette un pénis. Seul les meilleurs d’entre eux étaient autorisés à accomplir l’union charnelle. La profession étaient réservée qu’aux plus fervents catholiques et dans les villages, les prêtres consacraient chaque semaine une journée entière à la confession du boulanger, de peur de voir ses péchés contaminer la population. On a dit souvent que les boulangers français incarnaient, juste après l’église, la première autorité morale du pays.
Il faut comprendre que sous le régime féodal, le grain et le pain n’appartient pas à celui qui le cultive, mais au Seigneur qui possède moulin et four « banal », accessible aux paysans contre le paiement d’une redevance. Bien que les techniques ne cessent de s’améliorer, c’est le gouffre entre le pain des riches et le pain des pauvres qui ne cesse de se creuser. Riche et léger, lisse comme les fesses d’un nourisson, le pain mollet, le pain blanc dit « de fine fleur » avait toujours été réservé aux riches et puissants, et les gens ordinaires devaient se contenter de pain noir, immangeable, un mélange grossier d’orge, de seigle, et de froment, tellement dur qu’il fallait le trancher à la hache.
Mais là, vers la fin du XVIe siècle, les boulangers de Paris s’étaient mis à produire à l’intention de la populace un pain mollet, surnommé « le pain à la reine ». Les autorités ont commencé à s’en inquiéter et les commissaires de police comparaient déjà les boulangeries à des maisons de débauche. Il fallait protéger les gens du peuple des dangers de la sensualité et des ravages du raffinement. Et surtout protéger l’ordre social, car l’histoire du pain mollet a bien failli provoquer une guerre civile...
Sources :
Jardins et cuisines du diable, le plaisir des nourritures sacrilèges,
Stewart Lee Allen, éditions Autrement, 2004
Histoire naturelle et morale de la nourriture,
Maguelonne Toussaint-Samat, éditions Larousse-Bordas, 1997
Le pain d’habitant, traditions du geste et de la parole,
Jean-Claude Dupont, éditions Leméac, 1974
http://www.wetterenoise.be/
mercredi 6 février 2008
Slam poésie LISQ, lundi 11 février
O PATRO VYS
Ouverture des portes : 19h30
Entrée 5$
Aucun froid, fut-il plus mordant qu’un pitbull enragé, ne peut museler la parole des poètes. Ce mois-ci, réchauffez-vous aux mots des slameuses qui se soumettent généreusement à l’exercice du slam de poésie. Slameuses ? Oui, pour une fois ces dames sont plus nombreuses au micro que les hommes. L’effet Saint-Valentin ? Venez vérifier par vous-même en prêtant oreille à La Clocharde, Rose Éliceiry, Mélina Huot, Maryse et June qui donneront à cette soirée une tonalité toute particulière. Les hommes ne seront pas en reste avec le retour de Ludo Simbille, Mathieu Lippé. Un nouveau venu, dénommé Steelo, complétera la présence masculine. À l’animation, Ivy reprend le micro et Mario Cholette le pointage et le chronomètre. Aux ambiances musicales, on retrouve l’incontournable Paolo Tofu.
Par ailleurs, en février, le slam s’affiche à la Bourse Rideau à l’occasion du lancement prochain du disque SLAMÉRICA par Ivy. En effet, le 19 février au Capitol de Québec, un slam session suivi de SLAMÉRICA permettra aux diffuseurs d’ici et d’ailleurs de découvrir la richesse de notre langue slamée. Si vous êtes de passage dans la vieille capitale, réservez vos places et venez nous encourager (le show est à 21h30).
Pour informations supplémentaires : Ivan Bielinski
lundi 4 février 2008
Poetry Slam, february 16th, Le Cagibi

Estie que j'aime Montréal la belle bilingue. J'adore parler franglais entre la Casa et la Sala entre deux puff de cigarette indienne. Une nouvelle scène Slam anglo renaît de ses cendres, pour mon plus grand bonheur. Des soirées mensuelles et aussi des rencontres, des ateliers que propose le THROW SLAM POETRY COLLECTIVE. Montreal Rocks!
Toute l'info:
http://www.michelledabrowski.blogspot.com/
throwradio@yahoo.ca
dimanche 3 février 2008
Ateliers et causeries sur les champignons: identification, culture et gastronomie

Dimanche le 17 février 2008 de 9h00 à 17h00, le Jardin botanique de Montréal, se prête à une journée «Tout sur les champignons». Organisée par le Cercle des mycologues de Montréal en collaboration avec l’Institut de recherche en biologie végétale, cette journée s’adresse à tous. Le hall d’accueil fourmillera de kiosques, d’ateliers sur l’identification, la culture et la gastronomie. Des activités champignonesques seront proposées aux plus jeunes. L’entrée est gratuite et nous vous y attendrons.
Le plaisir de cueillir vos champignons
Mercredi le 9 avril 2008 de 19h00 à 22h00 au Centre Calixa-Lavallée du Parc Lafontaine, nous vous invitons à la causerie de Sylvie Beauchamp-Trudel sur les champignons sauvages comestibles du Québec. Sylvie anime depuis plusieurs années des ateliers d'identification et des excursions en forêt. Elle vous entraînera dans une chronique illustrée des nombreuses variétés à votre portée. Le prix d’entrée est de 25$. Prenez contact avec nous pour vous y inscrire.
L'équipe de la Mycoboutique
820, Rachel EstMontréal,
Québec H2J 2H6
téléphone : (514) 223-6977
http://mycoboutique.ca/
samedi 19 janvier 2008
Slam session, 27 janvier

J'ai le plaisir de vous annoncer que je vais animer un micro-ouvert de slam poésie, dimanche le 27 janvier au Quai des brumes, 4481, rue Saint-Denis, Montréal. C'est à 21h30. Apportez vos textes. La seule contrainte: ne pas dépasser trois minutes.
Mario Cholette
http://slamcholette.blogspot.com/
Endives au jambon
6 grosses endives
6 tranches de jambon
50 g de beurre
50 g de farine
500 ml de lait
gruyère de lait cru rapé
jus de 1 citron
muscade moulue
poivre moulu
sel de guérande
Faites bouillir de l'eau salée, additionnée du jus de citron, dans une grande casserole. Coupez la base des endives, retirez les feuilles extérieures et creusez-les un peu à leur base pour ôter le cœur amer du pied. Plongez les endives dans l'eau bouillante, cuire 10 min. Egouttez-les bien puis enroulez chacune d'elles dans une tranche de jambon. Mettez-les dans un plat à gratin beurré. Préchauffez le four à 325F.
Préparez la béchamel. Fondre le beurre dans une casserole. Versez la farine et mélangez bien. Laissez cuire un peu. Réglez le feu au minimum et versez le lait petit à petit en fouettant sans arrêt. Mélangez pour obtenir une sauce onctueuse, lisse et un peu épaisse. Salez, poivrez et ajoutez la muscade. Versez la sauce sur les endives, recouvrez généreusement de gruyère, cuire au four 20 min.
Mmmm...
samedi 12 janvier 2008
Florent Veilleux, Pataphysicien

Installations délirantes de Florent Veilleux
Début : 06 décembre 2007
Fin : 26 janvier 2008
Lieu : Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
Description : La pataphysique, des machines luminocinétiques et des robots humanoïdes, voilà ce qui anime un des représentants de l'art brut québécois des plus estimés, Florent Veilleux. Il a exposé au musée McCord et au Rockefeller Center de New-York! Son art fait dans le kitsch: figurines en plastique, jouets démodés, monstres admirablement laids et pièces usées de toutes sortes composent ses immenses installations volontairement anarchiques et chaotiques. L'effet est impressionnant et interminable, chaque petit élément se mettant tôt ou tard en mouvement. Veilleux n'est pas un écologiste comme un autre. Il affirme ne pas faire dans le recyclage. « Ce n'est pas du recyclage, mais de la transformation, estime-t-il. Recyclage, c'est rendre quelque chose une nouvelle fois utile. Moi, je prends un objet pour le rendre encore plus inutile». Certains le qualifieront de bricoleur, il est surtout doté d'un certain génie et d'une grande soif de connaissances.
Salle : Salle d'exposition
Clientèle : Pour tous
Coût des billets : Gratuit
mardi 8 janvier 2008
Slam poésie, LISQ
5-7 : lancement d’une expo photos slam
par nos photographes Biberian-Orselli
saison 2007-2008
Entrée : 5 $ pour le slam /